QUELQUES EXPLICATIONS.

 

A PROPOS DE "ESCOLO FELIBRENCO DE LERIN"

 

Escolo : Car l'un des buts de l'Association concerne l'étude de la langue provençale.

de Lerin, le rapprochement avec les îles de Lérins est évident

Mais pourquoi felibrenco

Cela signifie, tout simplement, que l'Escolo est affiliée au Félibrige.

En effet, une association peut demander son affiliation au Félibrige à la condition de se donner pour tâches celles du Félibrige, telles qu'elles sont définies dans l'article Premier de ses statuts :

 

" Lou Felibrige es establi pèr apara, manteni e enaura la lengo, la culturo, la civilisation e l’identita di païs d’O ; pèr afreira e empura tóuti aquéli que se recounèisson dins la Pensado e l’Obro de Frederi Mistral".

(Le Félibrige est établi pour protéger, maintenir et glorifier la langue, la culture, la civilisation et l'identité des pays d'O ; pour faire fraterniser et exalter tous ceux qui se reconnaissent dans la Pensée et l'Oeuvre de Frédéric Mistral.)

 

Elles prennent alors le titre d' Escolo felibrenco.

Leur président prend l'appellation de Cabiscòu.

 

l’Escolo felibrenco de Lerin es dounc creado segound l’esperit de l’Estatut dóu Felibrige.

(L'Ecole félibréenne de Lerins est donc créée dans l'esprit des Statuts du Félibrige)

 

 

Mais qu'est-ce que le Félibrige ?

 

C'est un mouvement pour la renaissance de la culture provençale.

Ä  Petit rappel historique.

Une Renaissance à organiser.

   Durant les années 1850 l'on assiste à diverses tentatives pour jeter les bases d'un rassemblement des écrivains provençaux, jusque là très éparpillés. Au printemps 1852, Roumanille fait paraître une anthologie "Li Prouvençalo" (Les Provençales). Une trentaine d’auteurs y participent.   

   Devant un tel succès, Roumanille et J.B. Gaut organisent alors les réunions d'Arles (29 août 1852) et d'Aix (21 août 1853). Mais, à chaque fois, les différences entre les "écoles" locales attachées à leur parler, leur tradition littéraire, leurs habitudes orthographiques, sont cause de débats âpres, passionnés, mais surtout infructueux.  Si la graphie est au coeur des débats, bien peu sont disposés à faire les efforts nécessaires. Résultat : il y a presque autant de systèmes graphiques que d'individus.

 

Le problème de l'orthographe moderne.

 

   Mistral, malgré son jeune âge (23 ans) se jette dans la mêlée avec ardeur. Il va s'évertuer à concilier des écrivains, des "chapelles" dont la médiocrité linguistique et littéraire est patente.

Il va discuter, allant d'une tendance orthographique à l'autre, avec des convictions changeantes. Il en est conscient : «Vous allez dire que je suis une vraie girouette... », écrit-il à  Roumanille, son aîné de 12 ans. Ce dernier l'engage à ne pas condamner radicalement des systèmes qu'ils avaient, naguère, élaborés en commun.

  Après avoir étudié et expérimenté tour à tour les solutions des partisans de l'ancien système d'écriture, médiéval et étymologique, et des novateurs favorables à une notation phonétique intégrale, Mistral opte pour une solution de compromis.

  D'un côté, il fixe des limites à la tendance - représentée par Roumanille - aux transcriptions excessivement minutieuses des particularismes locaux ; de l'autre, Frédéric écarte les restitutions artificielles et savantes : «Laissons coasser la gent grammaticale», décide-t-il.

   Le système qu'il élabore, et qu'il illustrera toute sa vie par ses oeuvres et son dictionnaire (Le Trésor du Félibrige) traduit aussi un certain nombre de choix fondamentaux. Il donne la priorité à une langue orale, vivante, que l'on doit reconnaître aisément dans l'écrit. Il procure ainsi au provençal un vêtement moderne, simplifié.

 

Ä La création du Félibrige.

 

   La cause provençale a besoin d’une image collective - celle de la Pléiade vient aussitôt à l’esprit, s'agissant de la défense et de l'illustration d'une langue. (Française en l'occurrence).

   Restent à l'écart quelques individualistes forcenés tel le marseillais Victor Gelu, pour diverses raisons, notamment leur conviction que "l'idiome provençal se meurt". Ce qui a le don d'exaspérer Mistral.

   Parmi la trentaine d'auteurs ayant participé aux Prouvençalo, un petit groupe se dégage. Il s’agit de jeunes écrivains provençaux âgés de 21 à 38 ans, qui ont en commun leurs relations avec Roumanille, et leur résidence proche d’Avignon.

   Ce que l’on appellera plus tard « l’Ecole avignonnaise » tient des réunions amicales, le dimanche, dans les environs d’Avignon et, souvent, au petit château de Font-Ségugne, à Châteauneuf-de-Gadagne, (entre Avignon et l’Isle-sur-Sorgue) chez les frères Jules et Paul Giéra. Viennent là Joseph Roumanille, Frédéric Mistral, Théodore Aubanel, Anselme Mathieu, parfois Alphonse Tavan, paysan à Châteauneuf-de-Gadagne, Antoine Blaise Crouzillat de Salon, Jean-Gabriel Brunet d’Avignon et Eugène Garcin qui réside près de Salon.

   Parmi ces réunions, celle du 21 mai 1854, à Font-Ségugne, revêt une importance particulière, puisqu’elle correspond à la fondation historique du Félibrige.

 

Dans "Memòri e Raconte"(Mémoires et récits), Mistral écrit ceci :

 

  "A table, on reparla, comme c'était l'habitude, de ce qu'il faudrait faire pour tirer notre idiome de l'abandon où il gisait depuis que, trahissant l'honneur de la Provence, les classes dirigeantes l'avaient réduit, hélas ! à  la domesticité.

   Et, considérant que, des deux derniers Congrès, celui d'Arles et celui d'Aix, il n'était rien sorti qui fît prévoir un accord pour la réhabilitation de la langue provençale ; qu'au contraire, les réformes, proposées par les jeunes de l'Ecole avignonnaise, s'étaient vues très mal accueillies, les Sept (voir Les "Primadié") de Font-Ségugne délibérèrent, unanimes, de faire bande à part....»

 - Seulement, observa Glaup (anagramme de Paul Giéra),  puisque nous faisons corps neuf, il nous faut un nom nouveau.....

 "Je pris alors la parole : - Mes amis, dis-je, à Maillane, il existe dans le peuple, un vieux récitatif qui s'est transmis de bouche en bouche et qui contient, je crois, le mot prédestiné.. » 

 

   C'est un récitatif rimé en provençal, que Mistral avait recueilli auprès d’une vieille femme de Maillane. Il s’agit d’une vision de saint Anselme, où la Vierge énumère à son fils les sept douleurs qu’elle a souffertes pour lui.

Voici la 4e douleur qui contient le mot recherché : félibre.

 La quatrième douleur que je souffris pour vous,
O mon fils précieux,
C’est quand je vous perdis

Que de trois jours, trois nuits, je ne vous trouvai plus,

Car vous étiez dans le temple,

Où vous vous disputiez,

Avec les scribes de la Loi,

Avec les sept félibres de la Loi.,

 

- Les sept félibres de la Loi, mais c'est nous autres, s’écria la tablée. Va pour félibre.

 

" Et Glaup ayant versé dans les verres taillés une bouteille de châteauneuf qui avait 7 ans de cave, dit solennellement :

- A la santé des Félibres ! Et, puisque nous voici en train de baptiser, adaptons au vocable de notre Renaissance tous les dérivés qui doivent en naître. Je vous propose donc d'appeler "felibrarié" toute école de félibres qui comptera au moins 7 membres, en mémoire, messieurs, de la pléiade d'Avignon.

- Et moi, dit Roumanille, je vous propose, s'il vous plaît, le joli mot "felibreja", pour dire "se réunir, comme nous faisons, entre félibres"

- Moi, dit Mathieu, j'ajoute le terme "felibrejado" pour dire "une frairie de poètes provençaux"

- Moi, dit Tavan, je crois que le mot "felibren" n'exprimerait pas mal ce qui concerne les félibres.

- Moi, je dédie, fit Aubanel, le nom de "felibresso" aux dames qui chanteront en langue de Provence.

- Moi, je trouve, dit Brunet, que le mot "felibrihoun" siérait aux enfants des félibres.

 

- Moi, dis-je, je clos par ce mot national "Felibrige, Felibrige ! qui désignera l'oeuvre et l'association.

 

" Et, alors, Glaup reprit :

- Ce n'est pas tout, collègues ! Nous sommes les félibres de la loi... Mais, la Loi, qui la fait ?
- Moi, dis-je,
et je vous jure que, devrais-je y mettre vingt ans de ma vie, je veux, pour faire voir que notre langue est une langue, rédiger les articles de loi qui la régissent.

*******

  Cette loi, ce sera effectivement l’œuvre de Mistral. C’est le monumental Dictionnaire Provençal Français: Lou Tresor dóu Felibrige, c'est-à-dire le Trésor du Félibrige.        

C'est certainement un cas unique dans l'histoire où un poète éclaire son oeuvre linguistique au moyen d'un travail philologique. C'est un ouvrage de référence pour les futurs écrivains. C'est pour Mistral : La lèi di Felibre. (La loi des félibres)

    C'est, également, au cours de cette séance  mémorable que fut prise la décision de publier sous forme d'almanach, un petit recueil annuel qui serait le trait d'union entre les félibres, mais aussi la communication du Félibrige avec le peuple. Cette idée d’une publication populaire était excellente : c’était le seul moyen d’atteindre le peuple, de l’instruire et de lui faire comprendre la valeur de cette langue.

Ainsi les deux ambitions du Félibrige : qualité littéraire et contact populaire vont se retrouver dans " l’Armana prouvençau ".

 

   Le premier sera édité en 1855 et son édition se poursuit encore de nos jours..

   Sur la couverture il est inscrit :

"Armana prouvençau pèr lou bèl an de Diéu 1855, adouba e publica de la man di felibre". (Almanach provençal pour le bel an de Dieu 1855, réalisé et publié de la main des félibres). Annonçant ainsi à la Provence, au Midi, et au monde, que les rénovateurs de la littérature  provençale s’intitulent "Félibres".

  

   Sur la première page, du premier exemplaire, se trouve le Chant des Félibres.

 

  Ce chant qui comporte 14 couplets est un chant d'amitié : pèr afreira li felibre. (pour faire fraterniser les félibres); et un chant d'amour pour la langue provençale.

 

  En voici les deux premiers couplets et le refrain :

 

 

 

 

Sian tout d'ami, sian tout de fraire,

Sian li cantaire dóu païs !

Tout enfantoun amo sa maire.

Tout auceloun amo soun nis :

Noste cèu blu, noste terraire

Soun pèr nous-autre un paradis.

 

E lou refrin :

 

Sian tout d'ami galoi e libre,

Que la Prouvènço nous fai gau;

Es nautre que sian li Felibre,

Li gai Felibre prouvençau !

 

En prouvençau ço que l'on pènso

Vèn sus li bouco eisadamen :

O douço lengo de Prouvènço,

Vaqui perqué fau que t'amen !

Sus li frejau de la Durènço

N'en fasèn vuei lou sarramen !

Nous sommes des amis, nous sommes des frères,

Nous sommes les chanteurs du pays !

Tout petit enfant aime sa mère.

Tout oisillon aime son nid :

Notre ciel bleu, notre terroir

Sont pour nous autres un paradis

 

Et le refrain:

 

Nous sommes des amis heureux et libres,

Que la Provence nous fait plaisir;

C'est nous qui sommes les Félibres,

Les joyeux Félibres provençaux !

 

En provençal ce que l'on pense

Vient sur les lèvres aisément :

O douce langue de Provence,

Voilà pourquoi nous t'aimerons !

Sur les galets de la Durance

Nous le jurons tous aujourd'hui !

 

 

 

  Mistral, en véritable maître d’œuvre, sélectionne, améliore les textes,  corrigeant les épreuves et, naturellement, contribuant par nombre de poèmes et proses de sa plume.

Il prendra régulièrement connaissance de tout ce que ses amis et disciples destinent à la publication, et cela dans l’intérêt supérieur du Félibrige.

  Les trois premières années l'Armana sera réalisé dans l'imprimerie Aubanel. Mais, cela ne va pas sans tiraillements. Roumanille et surtout Aubanel, en raison de leurs idées personnelles sont partisans d’éviter ce qui risque d’effaroucher les pudeurs morales et religieuses. Mistral leur reproche en Janvier 1856, de n’aspirer qu’à un succès de couvent et de petit séminaire : " Souvenez vous que de cadre étroit, il ne sortira jamais rien de grand et de vraiment beau. La poésie n’est pas là. Du moment que le beau, l’amour et la liberté sont exclus d’un livre, ce livre est fade à coup sûr. " 

   Bien vite, Roumanille lui-même ne supportera plus qu'il faille en passer par la censure pointilleuse de la maison Aubanel. A l'issue d'une discorde, Aubanel se retire de l'entreprise commerciale et restreint sa collaboration littéraire.

   Enfin, à partir de 1858, l'Armana sera publié par Roumanille (Il s'était établi libraire-imprimeur, à Avignon, en 1855).

 

L'organisation du Félibrige

 

   Le Félibrige va vivre pendant quelques années sans l'ombre d'un statut. En effet, ce n'est qu'en 1862, soit huit ans après sa constitution, qu'il s'en donna un, au lendemain des fêtes d'Apt (14 septembre 1862). Mais, quelques années plus tard, décision fut prise de modifier le statut et d'abandonner la formule étroite de 1862 qui disait en préambule : «le nombre des félibres étant sacramentel, septennaire et fixe, la maison ne peut plus s'ouvrir, avant que la mort ne vienne, chose peu désirable, éclaircir les rangs des premiers titulaires.»

   Le Félibrige était divisé en 7 sections de 7 membres chacune, ce qui avec le Capoulié qui est hors de compte, fait 50 félibres (c'est le Consistoire actuel)

   Ces sections distinguaient des spécialités montrant ainsi que le Félibrige n'entendait pas s'enfermer dans un enclos linguistique mais, au contraire, grouper autour de lui tous les éléments d'une culture provençale.

 

   La proclamation des nouveaux statuts eut lieu à Avignon, le 21 mai 1876, jour de Sainte-Estelle, dans la salle de l'Hôtel du Louvre, alors propriété du poète Anselme Mathieu, salle dite des Templiers, ancienne chapelle des Chevaliers de Rhodes.

   Mistral lut les statuts qui furent adoptés par acclamation. Aussitôt après, Mistral fit acclamer les noms de cinquante Majoraux destinés à constituer le Consistoire félibréen.

 

   Les statuts seront remaniés à plusieurs reprises : le 11 juin 1905, le 4 juin 1911, le 5 juin 1933, le 19 mai 1975 et la dernière fois le 19 mai 1997.

 

    A l’origine uniquement provençal, le Félibrige s’étend très rapidement, de 1876 à 1912, aux autres pays de langue d’Oc, divisés en sept "Maintenances" : Auvergne, Catalogne, Gascogne-Béarn, Languedoc, Limousin, Guyenne-Périgord et Provence.

   L'objectif : la sauvegarde, l’illustration et la promotion des langues d’O et de la culture spécifique de chacune des régions précitées.

    Je précise des langues d'O. (voir La langue provençale)

 

   Chaque maintenance est administrée par un Sendi (syndic), son insigne : l'étoile à 7 branches en argent. Il est aidé dans sa tâche par un secrétaire, un trésorier et des vice syndics.

 

   Le 28 janvier 1877, se réunissait pour la première fois à Aix l'assemblée générale de la Maintenance de Provence. A cette époque il n'y avait que trois Maintenances : Provence, Languedoc, Catalogne. Celle d'Aquitaine sera créée en août 1877.

 

   Depuis 1876, les félibres se divisent en deux grands groupes.

 

 - Li "Majourau" (Les Majoraux). Au nombre de 50, ils sont élus à vie. Leur insigne : la Cigalo d’or portant le nom que lui donna son premier titulaire : Cigalo de Niço (Antoine-Léandre Sardou), Cigalo di Jardin ( Joseph Roumanille), Cigalo de Zani (Théodore Aubanel) Cigalo di Poutoun (Anselme Mathieu) etc… 

La Cigalo de Maiano (Mistral) et la Cigalo d'Arle (suite au décès de l'abbé Aubert il fut décidé de ne lui donner aucun successeur) n'ont eu qu'un seul titulaire.

 

Ils constituent une Académie appelée Counsistòri (Consistoire) garante de la philosophie félibréenne.

Mistral écrit en 1876: "Pèr divèrsi resoun èro necite de metre en tèsto dóu Felibrige un cors perpetuau d'ome de bon, aguènt pèr sis escri, pèr sis acioun e pèr sis obro, douna publicamen la provo de sa valour e de soun imbrandablo fe"

"Pour diverses raisons il s'avérait nécessaire de placer à la tête du Félibrige un corps perpétuel d'hommes reconnus, ayant par leurs écrits, par leurs actions et par leurs oeuvres, donné publiquement la preuve de leur valeur et de leur foi inébranlable"

- Li "Mantenèire" (Les Mainteneurs). Quiconque adhère au Félibrige est nommé Mantenèire. Leur nombre est illimité. L’insigne est la Pervenco (Pervenche) d’argent.

Certains d'entre eux ont la cigale d'argent : ce sont les mèstre en gai-sabé (maître en gai-savoir) reconnus pour leurs mérites littéraires ou les mèstre d'obro (maître d'oeuvre) reconnus pour leurs actions.

Parmi les Mainteneurs se trouvent les Syndics dont nous venons de parler.

- A côté  se trouvent : Li "Sòci" (Les membres associés). Ils représentent le Félibrige à l'étranger.

  Lou Capoulié (président) est choisi parmi les majoraux. Il est élu pour un mandat de 4 ans, renouvelable. Son insigne : l’étoile à 7 branches, en or, en souvenir des 7 primadié (voir page PRIMADIÉ). (Le chiffre 7 revêt au sein du Félibrige valeur de symbole). Il est assisté par un Baile (secrétaire général), un Clavaire (trésorier), et par des Assessour (assesseurs).

Frédéric Mistral fut le premier Capoulié du Félibrige de 1876 à 1888. Roumanille lui succéda de 1888 à 1891.

   La Santo Estello

   C'est le "Congrès du Félibrige" qui se tient chaque année, à Pentecôte, dans une ville différente du Midi. Dans une plaquette éditée par le Félibrige, on peut lire ceci : "Dès sa fondation, le Félibrige se plaça sous le patronage de cette sainte à cause de son nom symbolique signifiant étoile ce qui amena les félibres à prendre pour symbole une étoile à 7 rayons en souvenir des 7 fondateurs".

En réalité,  elle est ignorée dans le statut de 1862 qui  précise : les félibres peuvent, une fois l'an, se réunir où il leur plaît. Ces réunions publiques prennent le nom de Jeux Floraux. Il n'est pas encore question de Santo Estello.  

La première Santo Estello se déroula à Avignon le 21 mai 1876.

   A l'issue du Congrès a lieu la Taulejado (Banquet) au cours de laquelle le Capoulié présente la Coupo.  Et, bien sûr, l'on chante l'hymne félibréen la "Coupo Santo" (voir Coupo)

   C'est sous le Capouliérat de Frédéric Mistral que se déroula, à Cannes, la Santo-Estello de 1887. (voir Historique).

   La Reine du Félibrige.

   Tous les 7 ans, sont ouverts de grands Jeux Floraux ou concours littéraires venant récompenser des écrivains de langue d’o, se déroulent tous les 7 ans, Le grand lauréat, nommé maître en gai-savoir, a le privilège de choisir la Reine du Félibrige. Elle accompagne souvent le Capoulié. Son insigne : un rameau d’olivier en argent. La première reine fut, noblesse oblige, Mme Marie Frédéric Mistral.

Le premier lauréat, en 1878, fut un italien provençalisant : Josep Marti i Folguera.

 Citons, enfin, Les Ecoles félibréennes.

   Dans les statuts de 1862 les Ecoles n'avaient pas droit de cité. Dès que les statuts de 1876 furent connus des Ecoles virent le jour.

 

 

 

 Bibliographie : Claude Mauron :  "Frédéric Mistral"

                         Frédéric Mistral : "Mémoires et récits "

                         René Jouveau : "Histoire du Félibrige" (1876-1914)                        

                         La revue "le Félibrige"

                         Li Nouvello de Prouvènço.

 

 

 

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